Les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE ou D3E)

Qu'est-ce que les déchets d'équipements électriques et électroniques

 

Les déchets ménagers électriques ou électroniques sont de plus en plus nombreux et de plus en plus variés.

Chaque année, les Français en produisent 1,6 million de tonnes, soit 25 kilos par habitant.

Les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) regroupent tous les appareils fonctionnant sur piles, secteur ou batteries. Les câbles et connectiques utilisés avec ces appareils sont aussi concernés.

De la plus petite clé USB au plus gros réfrigérateur, tous les appareils électriques et électroniques peuvent être recyclés quelle que soit leur taille, qu’ils soient en état de marche ou pas.

 

 


Pourquoi doit-on gérer les DEEE?

 

Les DEEE sont composés de matériaux polluants et de matériaux valorisables. La collecte et le traitement des DEEE permettent de limiter le gaspillage des ressources naturelles et d’éviter la propagation des substances polluantes, tels que les gaz CFC, le plomb, le mercure…

Recycler les DEEE est une obligation réglementaire qui participe au respect de l’environnement.

 

La composition des DEEE est très variée. On y trouve notamment (source Ademe) :

  • des métaux ferreux et non ferreux (10 à 85 %) ;
  • des matériaux inertes : verre (hors tube cathodique), bois, béton... (0 à 20 %) ;
  • des plastiques contenant ou non des retardateurs de flamme halogénés (1 à 70 %) ;
  • des composants spécifiques de nature très variable et qui peuvent représenter un danger pour la santé et l'environnement, comme les structures cristallines CFC, les piles, les tubes cathodiques, les condensateurs pouvant contenir des hydrocarbures halogénés, les cartes électroniques, les écrans à cristaux liquides, les relais ou commutateurs au mercure, les câbles ou les cartouches et toners d'imprimante.

 

 

 


Exemples d'équipements électriques et électroniques

 

 

 

 

 


Qu'est-ce que l'éco-participation ?

 

L’éco-participation est la contribution de l’acheteur d’un équipement neuf au financement de son élimination.

Cette éco-participation est intégralement versée par les producteurs aux éco-organismes.

Elle peut être répercutée de façon visible jusqu’à l’utilisateur : la mention de l’éco-participation sur les étiquettes de manière visible et séparée du prix du produit est obligatoire pour les ampoules et les appareils électriques ménagers, mais ne l’est pas pour les équipements électriques professionnels et les petits extincteurs.

Depuis le 13 août 2005, les produits électriques mis sur le marché portent le logo poubelle barrée indiquant qu'il ne faut pas les jeter à la poubelle.

 

Pour protéger l'environnement et sauvegarder les ressources, les états de l'Union Européenne ont mis en place une filière de collecte, de dépollution et de valorisation des déchets électriques et électroniques.

Cette filière s'appuie sur le principe récent de la Responsabilité Elargie aux Producteurs (REP)  qui reporte sur le consommateur, par l'intermédiaire du producteur, la charge financière des coûts d'élimination des déchets qu'il génère.

Depuis le 15 novembre 2006, tous les produits électriques et électroniques vendus aux ménages, en ligne ou en magasin, sont soumis à l'éco-contribution ou éco-participation dont le montant s'ajoute, de façon visible et transparente, au prix de chaque produit.

Perçue auprès du consommateur au moment de l'achat, cette contribution environnementale constitue la principale ressource financière de la filière des DEEE ménagers.

En France, afin de remplir leurs obligations, les producteurs ont créé pour les DEEE ménagers, quatre éco-organismes agréés par les pouvoirs publics : Ecologic, Eco-systèmes, PV Cycle (pour les panneaux photovoltaïques uniquement) et Recyclum (lampes uniquement).

 

 

À quoi correspond le montant de l'éco-participation ?

 
Le montant de l'éco-participation correspond aux coûts opérationnels de collecte séparée, d'enlèvement, de dépollution et de valorisation des DEEE, mis en place par les éco-organismes pour le compte de leurs producteurs adhérents.

Ces coûts prennent donc en compte des prestations aussi larges et diverses que la collecte et l'enlèvement des déchets, leurs traitements ainsi que les moyens mis en œuvre pour garantir la qualité environnementale et sociale des opérations.

Cette éco-participation n'est pas une taxe.

C'est un système de financement collectif, solidaire et totalement transparent pour le consommateur.

C'est un principe vertueux qui participe à un changement profond de société en déléguant au couple « producteurs/consommateurs » des responsabilités qui étaient traditionnellement confiées au couple « service public/contribuables ».

Son application concrète va dans le sens d'une plus grande responsabilisation des citoyens à l'origine de pollutions ou de gaspillage.


Quelques astuces pour réparer son électroménager

 

Voici des idées pour vous donner toutes les chances de réussir vos réparations.

Avant de commencer toute réparation, il est utile de vérifier que l’appareil n’est plus sous garantie (la garantie légale est de deux ans).

Durant cette période, il est plus sûr de faire réparer votre appareil par l’organisme vous l’ayant vendu ou le fabricant. En tentant de réparer vous-même et en cas d’échec de la réparation, vous risquez de perdre la garantie.

 

 Diagnostiquer les pannes

Avant de changer votre appareil, essayer de diagnostiquer l’origine de la panne. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un problème bénin (70 % des pannes de grille-pain sont dues à des miettes coincées) qui peut être réglé sans faire appel à un dépanneur.
En France, on estime qu’un appareil sur deux rapporté au SAV n’est pas en panne : aucune pièce de rechange n’est nécessaire pour le remettre en état de fonctionnement. Il s’agit par exemple d’un tuyau bouché ou d’une pièce entartrée… Pour assurer une longue vis à vos appareil, il est important de bien les entretenir.

Pour vous aider à faire un diagnostic précis de la panne, consultez les sites incontournables :

« Longue vie aux objets ».

Ou encore : www.e-reparation.eco

 

 Regarder des tutoriels

Le site Spareka.fr offre de nombreuses vidéos vous permettant de réparer vous-même de petites pannes sur des appareils électroménagers.

Le site SOSav.fr propose des tutoriels et des guides pour réparer des smartphones, tablettes, consoles de jeux, ordinateurs portables et de bureau.

 

Échanger vos bons plans

Pour partager des conseils et des astuces sur la réparation des biens et aussi pour découvrir des tutoriels de réparation mis en ligne par des internautes pour partager leurs connaissances techniques avec le reste du monde.

 

Se faire accompagner par des bénévoles

Vous pouvez vous faire accompagner gratuitement en vous rendant dans un Repair Café® proche de chez vous.
Cliquez ici pour trouver un Repair Café®  proche de chez vous.

 

Faire appel à des professionnels

Si vous n'avez pas le temps de tenter vous-même des réparations, si vous n’avez pas l’outillage adéquate ou encore si vous préférez vous fier au savoir-faire d’un professionnel, des solutions existent près de chez vous.
Pour certaines réparations, l’expérience et le savoir-faire d’un professionnel sont indispensables.
Pour trouver un professionnel près de chez vous, consultez annuaire-reparation.fr ou www.longuevieauxobjets.gouv.fr.



Quand l'équipement devient-il un déchet ?

 

 

Un équipement électrique ou électronique devient un déchet équipement électrique et électronique (DEEE) pour les raisons suivantes :

  • il est hors d'usage ;

  • il est réparable mais le coût de la réparation est prohibitif ;

  • il fait partie d'un tout dont un élément est hors d'usage ;

  • il fonctionne mais est obsolète et remplacé par un équipement plus récent.

 


Le recyclage des appareils électroniques, une solution de dernier recours

 

Petit rappel : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. Ainsi, la prise de conscience se situe dès l’achat. Ai-je vraiment besoin d’un téléphone neuf ? Si oui, je peux opter pour un produit reconditionné (de seconde main). Si non, j’utilise mon appareil le plus possible.

Avant le recyclage, on peut également opter pour la réutilisation.

Mon appareil électronique est-il encore utilisable ? Si oui, je peux le donner à des amis ou personnes dans le besoin, ou à une association qui récupère ces appareils .

Je peux également l’amener en déchèterie et le poser dans le local " réemploi " pour qu'il puisse être envoyé à la Recyclerie. Ainsi, votre appareil connaîtra une deuxième vie .

Vous pouvez aussi le revendre en ligne sur un site de revente d’occasion (Facebook : Le bon coin des médocains, Trouve tout dans le médoc, Market Place ; Site internet : Le bon coin...), ou chez les pros qui seront ravis de vous donner quelques euros en échange de votre téléphone hors d’usage.

 

Votre appareil est vraiment hors d'usage ?

En réelle fin de vie, les appareils électriques et électroniques doivent être déposés en magasin ou en déchèterie, dans des conteneurs spécifiques, qui permettent de les isoler des autres déchets pour ensuite les recycler.

Les magasins ont l’obligation légale de reprendre gratuitement votre ancien appareil lors de l’achat d’un appareil neuf équivalent. C’est la reprise «1 pour 1»: 1 appareil recyclé pour 1 appareil acheté.
Certaines grandes enseignes disposent également d’espaces dédiés pour la reprise des petits appareils électriques et électroniques hors d’usage, sans aucune obligation d’achat.

Vous pouvez apporter vos appareils électriques et électroniques en déchèterie. Le gardien vous indiquera où les déposer selon s’il s’agit d’écrans, de petits appareils (téléphones portables, imprimantes, jouets, sèche-cheveux, robots ménagers…) ou le gros électroménager froid (frigidaires, congélateurs…) ou non-froid (machines à laver, fours…) …


Pour voir les points de collecte les plus proches de chez vous : cliquez ici.

 

 

Les avantages du recyclage

 

Le recyclage des DEEE permet de réaliser des bénéfices. Le traitement des déchets quelques soient leurs origines permettent de créer de l’emploi. L’activité de collecte et de traitement des déchets (DEEE) représente 100 000 emplois. Ces emplois sont non délocalisables, car les DEEE collectés sur le territoire Européen doivent être traités au sein de l’Union Européenne.

Le recyclage permet le réemploi durable des matières premières présentes en quantité limitée sur la terre. En envoyant vos déchets dans un centre de traitement vous participez à l’enjeu du développement durable. Vous vous assurez aussi que vos déchets seront traités dans le respect de la réglementation, de la planète et de la santé de l’homme.

 


Les performances sur le territoire du SMICOTOM

 

745 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques en 2019


122 370 appareils ont été déposés dans les déchèteries du SMICOTOM au cours de l'année 2019.

Cela représente 745 tonnes d'équipements électriques et électroniques soit environ 13 kg par an et par habitant.

Par rapport à 2018, nous notons une augmentation de 7,4 % de DEEE valorisés.

 

Présentation du Smicotom

Le SMICOTOM, Syndicat Mixte pour la Collecte et le Traitement des Ordures Ménagères, est en charge de la gestion des déchets ménagers produits dans 2 Communautés de Communes du Nord Médoc. Pour réaliser cette mission, le SMICOTOM dispose de plusieurs sites de traitement gérés en régie directe.

Le Syndicat dispose également d'un réseau de 9 déchèteries et gère le transport induit par leur exploitation. Seule la collecte au porte à porte est réalisée par un prestataire, la SEMMGED, Société d'Economie Mixte Médocaine de Gestion des Déchets.

Le SMICOTOM réalise également des actions de communication, persuadé que l'information et la sensibilisation sont les leviers essentiels de la réussite des collectes sélectives de déchets.

Contact :

SMICOTOM
20 Zone d'Activités
33112 Saint Laurent Médoc
Tél. : 05 56 73 27 40
Fax : 05 56 73 27 41
Contact

Horaires d'ouverture :
Du lundi au vendredi
Accueil de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30