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Le SMICOTOM intensifie le contrôle du contenu des bacs avant de les collecter

Le SMICOTOM (Syndicat Médocain pour la collecte des déchets ménagers et assimilés) intensifie le contrôle des bacs avant de les collecter. Une opération adaptée aux grosses erreurs de tri ou aux abus d’utilisation constatés ces dernières années. Un objectif d’approche qualitative pour la sécurité des équipages de collecte, la pérennité du matériel et la maîtrise des coûts.

Désireux d’œuvrer en faveur d’une valorisation optimum, le syndicat a choisi de déployer, dès 2000, un bac dédié à la collecte des déchets alimentaires appelé bio déchets. En effet, les déchets alimentaires représentant 25 à 30 % des ordures ménagères, le SMICOTOM* a souhaité pouvoir valoriser ses déchets en compost plutôt que de les enfouir sur le centre de traitement à Naujac-sur-Mer.

À une époque où les directives gouvernementales obligent à la mise en place d’un tri à la source des bio-déchets au 31 décembre 2023, le syndicat, qui fait pourtant d’ores et déjà office de bon élève, s’interroge sur le maintien de ce flux de tri.

En effet, force est de constater une dérive dans l’usage de ce bac. Passant outre les consignes de tri, le bac pour les déchets alimentaires est trop souvent utilisé comme un service de collecte des déchets verts à domicile !

Souvent comprise, parfois jugée intolérable par les usagers, le SMICOTOM entend pourtant maintenir cette approcMalgré des consignes de tri largement diffusées sur le territoire, la problématique reste persistante.

Depuis fin 2020, le SMICOTOM a décidé de prendre des mesures plus significatives.he qualitative pour la sécurité des ripeurs et la maîtrise des coûts.

Une intensification du contrôle des bacs avant la collecte

Jusqu’à maintenant privilégiée sur le bac des recyclables, le syndicat a généralisé depuis plusieurs semaines le contrôle sur le contenu des autres bacs. Ainsi, il a lancé une campagne plus radicale de sensibilisation en refusant systématiquement tous les bacs présentant des erreurs de tri ou des abus d’usage. Tous les refus sont qualifiés et enregistrés par les équipages de collecte. Un agent du SMICOTOM se charge ensuite d’appeler tous les foyers impactés par un refus pour informer de vive voix l’usager du refus de collecte et rappeler les consignes de tri. En moyenne, ce sont plus de 150 appels qui sont passés par semaine.

Une communication préliminaire

Expliqué en décembre dans le dernier numéro de l’info tri, le SMICOTOM va faire face, dans les prochaines années, à des charges financières beaucoup plus élevées pour des capacités de traitement moindre (limitation du tonnage enfouis). À cette occasion, les usagers ont pu avoir une évaluation du coût de traitement à la tonne des déchets en fonction du bac dans lequel ils sont jetés. L’objectif : faire prendre conscience aux usagers de l’importance de respecter le tri afin de minimiser les coûts et par ricochet l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Dans ce même numéro, nous avons également fait un rappel sur le contenu du bac vert et les conséquences si celui-ci n’était pas respecté. Voir l’info tri évoqué.

Sécurité, volume et usure du matériel sont au cœur de ces opérations de contrôle

Les bennes de collecte sont destinées à recevoir les déchets ménagers c’est à dire issus de la consommation domestique. Une fois le bac levé et vidé, le mécanisme de compactage est activé pour permettre d’avoir assez de place durant la tournée.

Problématique 1 : la sécurité

La présence de déchets verts (branches, tailles de haies,..) induit des problèmes de sécurité lors du processus de collecte. Le personnel est confronté à des projectiles lors du compactage mécanique de la benne.

Problématique 2 : le volume

La présence de déchets verts réduit considérablement le volume disponible dans la benne au détriment de la collecte des déchets alimentaires. En effet, en hiver, on peut considérer qu’une benne collecte en moyenne plus de 500 domiciles. Avec une capacité de chargement d’approximativement 6 m3 pour le côté destiné aux bio-déchets, il n’est pas dimensionné pour recevoir les déchets verts sur une tournée.

Problématique 3 : l’usure du matériel

Les déchets verts présents dans les bennes peuvent endommager les bennes entrainant des frais de réparation ou de renouvellement du matériel plus fréquents que la normale.

Que dois-je mettre dans mon bac vert ?

Le bac est destiné à recevoir : marc de café, sachets de thé, épluchures de fruits et légumes, coquilles d’oeufs, restes de repas, coquillages (huitres, moules, bulots…), essuie tout et mouchoirs en papier, cartons de pizza et hamburger souillés de nourriture. Il est toléré d’y ajouter un peu de tonte et de feuilles mortes non compactés.

Que ne dois-je pas mettre dans mon bac vert ?

Il ne faut pas mettre dans le bac : toute votre tonte compactée, de la terre (la terre n’est pas un déchet), les tailles de haies, le sapin de noël, les grandes plantes d’ornements, les branches d’arbres élaguées, les souches d’arbres…

  • Les déchets verts doivent être apportés en déchèterie.
  • Ils ne se jettent pas non plus dans la poubelle noire !

Où trouver les consignes de tri ?

Les consignes de tri sont facilement accessibles.
Diffusées annuellement dans l’info tri de décembre, elles sont également téléchargeables sur le site internet.
Elles peuvent être trouvées en mairie, sur les différents sites du syndicat et peuvent également être envoyées au domicile sur simple demande auprès des services du SMICOTOM au 05 56 73 27 40.
En cas de doute ou de question, un numéro vert est au service de l’usager 0 800 505 508.

Souvent comprise, parfois jugée intolérable par les usagers, le SMICOTOM entend pourtant maintenir cette approche qualitative pour la sécurité des ripeurs et la maîtrise des coûts.